Brèves de comptoir

Mes expressions favorites #3

8 février 2010 · Laisser un commentaire

« Mouais…, ça casse pas trois pattes à un canard »

J’aime beaucoup l’image, ça ne s’explique pas.

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Darwin awards

2 février 2010 · Laisser un commentaire

Vous êtes probablement tous déjà au courant, mais on ne sait jamais : le darwinisme a encore de beaux jours devant lui ! En effet, en fouillant bien, on trouve tous les jours des exemples d’hommes et de femmes qui, en se retirant humblement du grand bassin génétique que nous formons, donnent un coup de pouce à la sélection. Le critère, simple, plus vieux encore que la prostitution (j’allais ajouter « infantile », et puis je me suis dit que c’est encore un coup à voir des visiteurs tomber sur notre blog en tappant des trucs abominables dans google), est de ne conserver que les individus aptes à survivre.
Ca parait bête, mais à en croire le comportement de certains, ce n’est pas si simple que ça. C’est ce que nous montre, de manière presque didactique, le site des Darwin Awards. C’est une mine d’or de rire et une liste de choses à ne pas faire. Parmi les caractéristiques (importantes) des histoires qu’on trouve sur ce site, il y a l’authenticité, et l’évidente responsabilité des « victimes » dans leur triste et désopilante fin. Je vous conseille d’aller y faire un tour, et vous donne un petit avant goût :

(31 July 2009, South Carolina) Two disguised men entered a Sprint store on Sparkleberry Lane, pulled out guns, and stole wallets, purses, and credit cards from employees before ordering them into a bathroom. Both men fled, but they could not flee from their own stupidity. 23-year-old James T. had disguised himself by painting his face gold.Yes, in order to conceal his identity during the robbery, James had covered his skin with spray paint. If this isn’t a Darwin Award, what is? Paints are clearly labelled, do not get on skin, do not get in eyes, do not inhale. Paint fumes are well-known to be toxic, and the metallic colors are particularly noxious. James began having trouble breathing (surprise!) and died wheezing shortly after the robbery took place.

To add insult to injury, the disguise was ineffective. Witnesses were certain as to the identity of their assailant. Had he lived, James, like his surviving accomplice, would have been charged with armed robbery.

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De l’humain au bovin

29 janvier 2010 · 3 commentaires

Le mois dernier, certains d’entre vous ont peut être suivi avec grand intérêt l’élection de Miss France.
Aujourd’hui, dans mon bus non chauffé qui m’emène d’une gare morne de transilien de zone 6 à mon lieu de mission de zone 6 également, le chauffeur nous a permis d’écouter, bien fort, avec lui « Radio Evasion » dont le flash info m’a permis d’apprendre la toute nouvelle élection de Mister France 2010. Peut être avez vous aussi suivi cette nouvelle protubérance télévisuelle du salon de l’agriculture.

La semaine dernière, tout le gratin du petit écran a déploré la mort prématurée de Super Nanny.

Il y a deux semaines, je me suis fait littéralement agressé par des quidams dans le métro qui ont voulu, DVD tout neuf à la main, me refaire la quasi intégralité des sketchs du SAV du grand journal de Canal+. Enfin, quand je dis « me refaire », ils y ont aussi ajouté leurs propres créations basées sur leurs modèles. Alors, je ne sais pas, peut-être ai-je une tête du mec qui rigole face au SAV. Peut-être est-ce que je ressemble au télé-addict de base. Peut-être que j’ai l’air niais. Peut-être que de loin, on pourrait penser que je me gave d’émissions de coaching personnel, de télé-réalité, du juste prix et des apparitions de Nagui. Ou peut-être justement pas, et ce serait d’ailleurs pour ça qu’ils se sont jetés sur moi. Pour me convertir. Pour tenter de me convaincre de ce que je manquais. Echec cuisant de leur part…

J’ai d’ailleurs tenté une expérience tout à fait inédite assez récemment. Je me suis fait la remarque que je payais un abonnement télé en plus d’Internet alors que je ne regarde JAMAIS la télé. Sous une pile de vieux journaux (Courrier International, pour ceux que ça intéresse), j’ai retrouvé la télécommande du décodeur. C’est quand j’ai appuyé sur « on » que j’ai commencé à en prendre plein les yeux, plein les oreilles. J’ai zappé, comme tout tv-addict se doit de le faire, et j’ai recueilli une sorte de pot-pourri de tout ce qui se fait de mieux. C’était presque mieux qu’Avatar en 3D. Je m’y croyais. L’impression de réalité était à son apogée. Le B.E.A.U.F. (cf un post précédent) était là. Tout de vulgaire vêtu. Sur toutes les chaînes (ou presque, on retire Arte qui passait un documentaire sur la 2nde guerre mondiale, as usual, et France 5 qui… ah si pardon, il y avait « Benji » Castaldi sur F5 qui essayait de montrer qu’il était un grand littéraire, assis à une table, participant à un vrai « faux dîner spontané avec des stars du PAF et oooooooohhh y’a des caméras autour » entouré de présentateurs wannabe-bobos-manqués). Au bout de quelques minutes, j’ai tout éteint. Je me suis assis et j’ai réfléchi à mon acte, à ce que je venais de voir. C’était fort, puissant, lourd, asphyxiant. Stupide et inutile surtout. Comment peut-on décemment aimer regarder ça ?

Je suis largué. Je vis dans un monde qui n’est plus en phase avec moi visiblement. J’aime à penser que je suis un précurseur, et que j’annonce une nouvelle tendance. Et si j’étais juste un idiot ? Celui qui ne comprend pas ? En tous les cas, nous sommes tombés bien bas.

Je vais résilier mon abonnement télé de ce pas.

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New-York Patagonie, ou 35.000 kilomètres en jeep

26 janvier 2010 · Un commentaire

Il y a peu, ma grand-mère m’a fait présent d’un livre vieux, abimé, la couverture arrachée, les pages jaunies, la reliure ravagée. Et ce livre est un trésor. Il appartient à mon grand-père (Paul). Elle me l’a offert quand je lui ai parlé pour la première fois de mon projet de partir en Amérique du Sud pendant quelques mois avec mon sac à dos et mes chaussures de randonnée, pour traverser le continent du nord au sud.

L’ouvrage est dédicacé :

A Toi, Paul,

Ce récit d’un voyage que je regretterai toujours de n’avoir pas fait avec Toi…

Henri

Et débute ainsi :

Avant propos

Ce livre est aussi peu orthodoxe que le voyage dont il est issu.

Nous étions partis de New-York en juillet 1947, obéissant à une impulsion soudaine, cédant à l’appel romanesque de l’Amérique Latine, mais ignorant totalement les pays à la rencontres desquels nous allions. Nous avons appris à les connaître, avec tous les tâtonnements, toutes les révélations merveilleuses et toutes les déceptions brutales que comportait nécessairement une telle impréparation.

A l’usage, cette hypothèse s’est révélée un avantage précieux. Elle nous a aidés à réagir devant la réalité avec un minimum de préjugés, à l’accueillir sans idées préconçues, à préserver la fraîcheur des impressions premières.

Dix mois plus tard, quand l’avion nous a déposés à New-York, nous n’avions certes pas le sentiment d’avoir saisi tous les aspects de l’Amérique latine. Dix années suffiraient à peine pour acquérir une intimité superficielle avec une seule région de ce continent aux visages innombrables. En revanche nous savions que le but de notre voyage était atteint, que l’ambition même de notre itinéraire nous avait permis d’emporter une vision d’ensemble, qui était un prélude à tout voyage de détail que nous pourrions envisager par la suite.

Notre livre est un bilan de cette découverte et non un traité exhaustif ou une étude en profondeur. D’où son apparente incohérence.

Chaque nation de l’Amérique latine a en effet des traits qui lui sont propres. Le Guatémala par exemple impose ses paysages. Le Pérou ne révèle son âme profonde qu’à travers la civilisation incaïque, qu’il faut aller retrouver au coeur des Andes, à Cuzco et à Machu-Picchu. L’Argentine s’exprime dans les programmes économiques et politiques d’un peuple jeune cherchant à s’affirmer.

Ici nous avons compulsé des statistiques, prêté l’oreille à des déclarations enflammées. Ailleurs nous avons coudoyé des Indiens silencieux et résignés. Nous sommes descendus dans les mines. Nous avons parcouru des haciendas vastes comme des provinces.

Parfois encore nous n’avons fait que nous asseoir sur la berge d’un lac dont les reflets intenses traduisaient à eux seuls ce qu’un pays avait d’essentiel à nous dire.

Notre livre n’est que cela et tout cela.

Daniel BARBEY et Henri BOUCHER

Que faire d’un tel livre ?

D’abord le lire, et puis partir.

On ne vit qu’une fois.

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L’image du jour

25 janvier 2010 · Un commentaire

(Désolée de casser le côté bobo et intellectuel de ce blog, mais je ne pouvais pas m’en empêcher…)

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Mes expressions favorites #2

16 janvier 2010 · 2 commentaires

« Si j’étais chez vous, je partirais… », ou ses variantes « Bon, je crois qu’on n’a plus rien à se dire » et « Vous claquerez la porte en partant, moi, je vais me coucher »

(la première me vient de Monsieur R., grand orateur)

A dire en haussant un peu les sourcils, pour ajouter à l’air passablement exaspéré.

Pour les connaisseurs, cette phrase et ses (nombreuses) variantes sont devenues des incontournables des soirées chez moi. Certains restant même jusqu’au bout expressément pour ne pas manquer LA phrase, que l’on sent toujours arriver quelques minutes en avance.

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Mes expressions favorites #1

15 janvier 2010 · Laisser un commentaire

« On n’est jamais à l’abri d’un bon coup »

(originalement de mon prof de golf)

à dire avec un air coquin, ça coule de source.

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De l’utilité des réseaux sociaux

10 janvier 2010 · Laisser un commentaire

Alors que je travaillais mes cours sur facebook l’oeuvre du démon, j’ai, comme à mon habitude de voyeur, ri de la triste de vie de nombre de mes contacts. Mais voyez-vous, c’est bien ce point qui me gêne. Pourquoi diantre les gens s’amusent-ils trop souvent à exhiber la banalité exacerbée de leur existence ? Le News Feed est un outil démoniaque pour qui cherche à surprendre la morosité de la vie des autres. Je citerai par exemple ces groupes auxquels certains de mes contacts ont adhéré :

« Si toi aussi petit, t’allais sous la table pour la galette des rois« 

« [Nouveau] Compteur de visites facebook sur ton profil« 

« Mes cheveux font la fête sans moi la nuit« 

Ajoutons à ces groupes inutiles ceux qui prônent une philosophie de supermarché ou des conseil à la Pascal Le Grand Frère :

« Les Schtroumpfs, l’interprétation Marxiste » ou   »il ne faut pas boire pour vivre, mais vivre pour boire« 

Tout ce qui relève du lycée, de son élévation intellectuelle, de sa grandeur d’âme, de l’universalité de son enseignement :

« Dans ton cul, ce monde merveilleux où l’on retrouve tout ce qu’on a perdu« , « se taper une barre pendant un exposer devant toute la classe« 

Les groupes militants : »

« Contre ceux qui bloquent les sièges dans le métro« 

Rageux :

« MAIS QUI A CONSTRUIT CETTE FOUTUE STATION DE MÉTRO MONTPARNASSE! GRRR » (Notez l’onomatopée « GRRRR » qui apporte savoureusement à l’exaspération contenue dans ce titre de groupe, déjà frappante par l’écriture intégrale en majuscule. C’est vibrant, c’est énervée, on imagine la bave dégoulinant des lèvres de l’auteur, qui s’emporte dans une diatribe à l’encontre d’un architecte mal-faisant, tel Zola et son « J’accuse », le talent en moins, l’inutilité en plus).

Ces groupes nous en apprennent tant sur nous même…

Par bonheur, les groupes n’ayant dans 95% des cas, aucun intérêt ni contenu, Facebook, dans sa grande intelligence à créé le concept de Fan Page. Alors qu’on pensait, bêtement j’en ai peur, voir enfin défiler du contenu intéressant « ah, tiens, untel qui n’adhère qu’à des groupes inutiles avec des titres bourrés de fautes d’orthographes est fan de Wes Anderson ?! Il remonte dans mon estime ! ». Non. En lieu et place d’informations intéressantes, nous avons vu tout le monde devenir fan d’Obama (il y a un scoop là dedans ? je n’ai jamais entendu parlé de qui que ce soit en France qui fut fan de McCain… C’est un peu comme si tout le monde disait « je suis fan d’une solution pour vaincre la faim dans le monde »…), puis fan de divers « objets* non identifiés » comme « se taper un fou rire tout seul en repensant à un truc » ou « je me rends compte que certaine personne n’apporte rien à ma vie » (fautes de français incluses).

*je rappelle au passage la définition d’un objet pour celles et ceux qui fréquentent notre blog mais n’ont pas nécessairement une vision pleine et entière de la portée de ce concept : un objet est une capsule logicielle oblative avec un tropisme conatif dont l’hétéronomie est la marque de la durée, de l’éphémère et de la hoirie. (Serge Miranda)

Les réseaux sociaux qui hier rassemblaient les internautes, les faisaient se confronter, se découvrir, sont aujourd’hui entrain de créer des classes. Karl Marx avait voulu abolir toute notion de classe, malheureusement il n’a pas du se rendre compte qu’il n’y a pas que l’argent qui divise. Le sens de l’humour aussi visiblement, l’ambition, l’imagination, l’esprit et tant d’autres réalités non matérielle communautarisent. Facebook le montre, il y a d’un côté les individus qui affichent ostensiblement une vie plate grâce à leur statuts qui repoussent les limites du mot « inintérêt » jusque dans leurs derniers retranchement, les photos d’eux sur-taggées « alors là c’est moi+choupinette a la kfet. c t tro coul fodra kon ce reface sa biento!! j’taim trooo for t ma meilleure amie POUR LA VI! » et évidemment, l’adhésion un peu trop fréquente à des groupes/fan pages qui retire tout doute sur leur vision de la vie. De l’autre, il y a ceux qui détournent, qui mettent de l’inventivité, du sarcasme et autre dans leurs « web-apparitions ». Adhérer à des groupes tels « Le dernier qui rejoint ce groupe est fan de Phil Collins » ou « je suis anatidaephobe et j’en souffre » ou bien être fan de « monter dans la voiture d’un inconnu en sortant de l’école » en dit finalement plus long qu’adhérer à « contre les gens qui s’arrêtent en plein milieu de la rue« . En effet, l’un est la preuve que l’on a du second degré, alors que l’autre tendrait plutôt à montrer qu’on en manque cruellement… Et plus le temps passe, plus le fossé entre ces deux groupes humains se creuse. Ils ne se comprennent plus et commencent à se haïr. Partons nous vers un nouveau conflit dont l’humour, le second degré et la créativité seront à la base ?

Facebook part donc dans une dérive qui entraîne un clivage de notre société. Les grands gagnants de l’histoire sont probablement ceux qui se passent de cet outil magique et malsain. Surtout que s’ils ne sont pas sur facebook, c’est bien qu’ils ont mieux à faire, donc qu’ils ont VRAIMENT une vie, intéressante ou non !

De toute façon, Facebook est tellement 2009…

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N’est pas parisien qui veut #7

9 janvier 2010 · Laisser un commentaire

Il est de notoriété publique que les meilleurs chocolats chauds se dégustent chez Angelina.

Angelina,

226 rue de Rivoli

75001 Paris

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N’est pas parisien qui veut #6

9 janvier 2010 · Laisser un commentaire

Gibert est l’ultime source de DVD. Ce point ne se discute pas.

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